Chargement en cours…

Envoi du code de vérification en cours…

Cela ne prend que quelques secondes.
Chargement en cours…

Inscription à la newsletter en cours…

Professionnels du bâtiment vérifiés et labellisés
— partout en France

Choisissez un
labellisé pour vos travaux

Décrivez votre projet et recevez rapidement Demander un devis gratuit

Professionnels étudiés sur dossier Devis gratuit sans engagement Charte qualité respectée

Vous êtes professionnel ? Rejoignez le réseau Compagnons Pro® via un parcours de labellisation.

Devenir artisan labellisé
Artisans vérifiésavant mise en relation

Devis gratuit et sans engagement

Professionnels labellisés

Sélectionnés sur dossier — pas de simple inscription libre

Charte qualité

Chaque membre s'engage sur des principes écrits envers ses clients

Académie métiers

Formation et accompagnement via academy.compagnonspro.fr

Réseau professionnel

Membres de compagnons-associes.fr, une communauté professionnelle active

Spécialistes métiers

Couvreurs, maçons, charpentiers, électriciens, plombiers et bien plus

Devis gratuit

Demande de devis travaux sans engagement, réponse rapide

Nos corps de métier

Professionnels du bâtiment pour vos travaux de rénovation

Couvreur, maçon, électricien, plombier, charpentier, peintre : trouvez l artisan labellisé qu il vous faut près de chez vous. Devis travaux gratuit, sans engagement, partout en France.

Simple et transparent

Comment fonctionne le réseau

Des artisans labellisés Compagnons Pro® sélectionnés pour la qualité de leurs réalisations et la satisfaction de leurs clients.

img
1. Décrivez votre projet

Indiquez le type de travaux, votre localisation et vos contraintes. C'est gratuit et sans engagement.

img
2. Choisissez un professionnel labellisé

Parcourez les profils, lisez les avis clients vérifiés et sélectionnez le professionnel qui vous convient.

img
3. Planifiez et suivez vos travaux

Recevez votre devis, confirmez la date d'intervention et suivez l'avancement de votre chantier.

Nos engagements

Pourquoi confier vos travaux à un professionnel du bâtiment labellisé Compagnons Pro® ?

Trouver un professionnel de confiance pour vos travaux de rénovation, c'est plus qu'une recherche en ligne. Chaque professionnel du bâtiment Compagnons Pro® s'engage volontairement dans une démarche exigeante — pour vous garantir sérieux, transparence et qualité d'exécution.

Un savoir-faire prouvé

Chaque professionnel a suivi un parcours de labellisation basé sur ses compétences réelles, ses réalisations et son engagement professionnel. Pas de label acheté.

Charte qualité engageante

Chaque membre du réseau souscrit à notre charte qualité : respect du client, transparence, devis honnêtes, travaux réalisés dans les règles de l'art.

Formation continue

Les professionnels Compagnons Pro® ont accès à l'académie du réseau pour se former, progresser et rester à jour sur les techniques, les normes et les bonnes pratiques.

Transparence dans les échanges

Devis détaillés, communication claire, respect des délais annoncés. Nos professionnels s'engagent sur la relation client autant que sur la qualité technique.

Logique de réseau, pas d'annuaire

Compagnons Pro® est une communauté structurée, pas un simple répertoire. Les membres s'entraident, partagent et s'améliorent collectivement.

Relation durable, pas un prestataire anonyme

Un professionnel Compagnons Pro® s'inscrit dans une relation professionnelle sérieuse. Son nom, sa réputation et son label sont en jeu à chaque chantier.

Notre démarche

Le réseau Compagnons Pro® : professionnels du bâtiment
sélectionnés pour leur savoir-faire

Compagnons Pro® n'est pas une marketplace ouverte à tous. C'est une communauté de professionnels et d'entreprises du bâtiment réunis autour d'une exigence commune : qualité, accompagnement et respect du métier.

Chaque professionnel présent sur notre portail a volontairement rejoint le réseau, suivi un parcours de labellisation structuré et souscrit à notre charte qualité. L'accès à la visibilité publique n'est pas automatique — il est le fruit d'un engagement réel.

  • Sélection à l'entrée

    Pas d'inscription libre — chaque membre est qualifié et engagé

  • Parcours de labellisation via notre académie

    Formation, dossier, évaluation — l'excellence se construit

  • Engagement sur la charte qualité

    Des engagements concrets vis-à-vis du client et du réseau

  • Ancrés dans les valeurs du métier

    Savoir-faire, transmission, entraide — les vraies valeurs des professionnels du bâtiment

Ce qui nous différencie
Labellisation exigeante

Un processus sérieux, pas un simple badge commercial

Académie métiers

Formation continue pour les professionnels du réseau

Charte qualité

Des engagements écrits, pas des promesses creuses

Communauté vivante

Un réseau professionnel actif, pas un annuaire passif

Fiers d'être Compagnons Pro®. Maîtres de notre art.

Réservé aux professionnels

Professionnels & entreprises de travaux : rejoindre le réseau Compagnons Pro®

L'accès au portail n'est pas ouvert sans condition. Professionnels du bâtiment indépendants ou entreprises de travaux, le parcours de labellisation se déroule en 4 étapes structurées pour valoriser les professionnels vraiment engagés dans la qualité.

1

Adhérer au réseau

Rejoignez compagnons-associes.fr — la communauté des professionnels du bâtiment engagés dans la qualité et la valorisation du métier.

Adhérer
2

Intégrer l'académie

Accédez à academy.compagnonspro.fr et suivez votre parcours de labellisation : formation, constitution du dossier, évaluation de vos compétences.

Accéder à l'académie
3

Souscrire à la charte qualité

Engagez-vous sur les valeurs du réseau Compagnons Pro® : respect du client, clarté, professionnalisme et amélioration continue. La charte est un engagement réel, pas une formalité.

Engagement écrit
4

Être mis en avant sur le portail

Une fois labellisé, votre profil est visible par les particuliers et entreprises cherchant un professionnel de confiance. Vous recevez des demandes qualifiées directement dans votre espace.

Visibilité méritée

L'inscription libre sur le portail n'existe pas. Chaque professionnel affiché a complété ce parcours.

Devenir artisan labellisé En savoir plus sur le réseau
Notre charte

La charte qualité : l'engagement de nos professionnels du bâtiment

En rejoignant notre réseau, chaque professionnel du bâtiment s'engage sur des principes concrets, vérifiables et non-négociables envers ses clients. C'est ce qui distingue Compagnons Pro® d'un simple annuaire de travaux.

Respect du client

Écouter, comprendre les besoins, adapter son discours et son intervention. Le client est au centre de chaque chantier.

Transparence totale

Devis clairs et détaillés, communication proactive, aucune surprise au moment de la facture.

Travaux dans les règles de l'art

Chaque prestation est réalisée selon les normes et les bonnes pratiques du métier, sans compromis sur la qualité.

Respect des délais et engagements

Un professionnel Compagnons Pro® honore ses engagements. Si un délai évolue, il communique en amont, pas après.

Professionnalisme en toutes circonstances

Tenue, ponctualité, attitude, respect du chantier et du logement du client. Le sérieux s'exprime à chaque instant.

Amélioration continue

Formation, retours d'expérience, montée en compétence via l'académie. Le réseau grandit avec ses membres.

Valorisation du savoir-faire professionnelal

Le métier est une fierté, pas juste une activité commerciale. Compagnons Pro® honore les vraies compétences.

Satisfaction client comme boussole

Chaque avis laissé par un client est une source d'apprentissage. Nos professionnels accueillent le retour client avec sérieux.

Comportement responsable

Gestion des déchets de chantier, respect de l'environnement, comportement éthique vis-à-vis des clients et des confrères.

"Fiers d'être Compagnons Pro®. Maîtres de notre art."

Devenir artisan labellisé
Conseils & guides

Guides et conseils travaux

Rénovation de toiture, travaux de bâtiment, choix d'un professionnel du bâtiment, lecture d'un devis travaux : nos guides pratiques vous accompagnent à chaque étape de votre chantier.

Réseau d'artisans, achat de leads ou franchise : que choisir pour développer son activité en 2026 ? – guide travaux Compagnons Pro®

20 Jul 2026

Réseau d'artisans, achat de leads ou franchise : que choisir pour développer son activité en 2026 ?

Rejoindre un réseau d'artisans, acheter des leads travaux ou signer un contrat de franchise : en 2026, la question n'est plus théorique. Selon la CAPEB, l'activité de l'artisanat du bâtiment a reculé de 3,8 % en 2025, après -4 % en 2024. Le carnet de commandes ne se remplit plus tout seul. Ce guide compare honnêtement les quatre voies pour trouver des chantiers — bouche-à-oreille, leads, franchise, réseau — avec leurs coûts réels, leur niveau d'engagement et ce que chacune permet raisonnablement d'attendre. 2026 : un marché qui ne pardonne plus l'improvisation commerciale Les chiffres de la CAPEB dessinent un contexte sans ambiguïté. Après deux années de fort recul (-4 % en 2024, -3,8 % en 2025), l'activité des entreprises artisanales du bâtiment recule encore de 1,5 % au premier trimestre 2026 en glissement annuel : -2,5 % dans le neuf, -1 % en entretien-amélioration (CAPEB, note de conjoncture T1 2026). Fin 2025, environ 12 200 emplois avaient été détruits en un an dans les entreprises de moins de 10 salariés. Pour 2026, la confédération anticipe une activité comprise entre -0,5 % et +0,5 % : une stabilisation, pas une reprise. Deux signaux doivent alerter tout chef d'entreprise artisanale. D'abord, les carnets de commandes s'établissent à 80 jours de travail : de la visibilité à court terme, pas de quoi absorber un trou d'activité. Ensuite, les trésoreries se tendent : 25 % des entreprises expriment des besoins de financement, de 24 000 € en moyenne (CAPEB, T1 2026). Conséquence concrète : la prospection ne peut plus être une variable d'ajustement traitée entre deux chantiers. Il faut choisir un modèle d'acquisition de clients, en connaître le coût complet, et le piloter comme un poste de gestion à part entière. C'est précisément ce que ce comparatif permet de faire. Les quatre voies pour trouver des chantiers Le bouche-à-oreille : indispensable, mais insuffisant seul Le bouche-à-oreille reste le premier canal des artisans. Il ne coûte rien et amène des clients déjà convaincus. Son défaut : il ne se pilote pas. Il dépend de la densité de votre réseau local, ralentit quand le marché ralentit, et s'effondre si vous changez de zone ou d'activité. Dans un marché en recul, s'y fier exclusivement revient à subir la conjoncture. L'achat de leads : payer chaque contact, sans garantie de chantier Les plateformes de mise en relation vendent des « leads » : les coordonnées de particuliers ayant déposé une demande de travaux. Avant d'acheter des leads travaux, il faut connaître les prix réels : selon la grille publiée par Sunleads (2026), un lead qualifié se situe entre 15 € et 200 € selon le secteur, le niveau de qualification et son caractère exclusif ou mutualisé — un contact « chaud » en isolation vaut 40 à 80 €, et jusqu'à 80 à 180 € en rénovation globale. Le vrai problème n'est pas le prix unitaire, c'est l'aléa : un lead partagé est revendu à plusieurs entreprises, la mise en concurrence tire les devis vers le bas, et le taux de signature reste incertain. Et le budget est récurrent : on arrête de payer, on arrête de recevoir. La franchise : une marque forte, un ticket d'entrée lourd La franchise apporte une marque nationale, un process commercial rodé et une exclusivité territoriale. En contrepartie, selon Franchise Magazine, la majorité des enseignes du bâtiment demandent un apport personnel de 25 000 à 40 000 €, pour un investissement global de 75 000 à 130 000 € — auxquels s'ajoutent des redevances sur le chiffre d'affaires. L'engagement est contractuel et pluriannuel. Et vous développez la marque du franchiseur, pas la vôtre. Le réseau d'artisans : mutualiser sans se diluer Rejoindre un réseau d'artisans (ou groupement) consiste à adhérer à une structure qui mutualise ce qu'un artisan seul peut difficilement financer : visibilité en ligne, apport de recommandations, entraide entre corps de métier et, pour les réseaux exigeants, un label qui matérialise la sélection. Vous gardez votre entreprise, votre nom, vos prix. L'engagement financier se limite à une cotisation, sans rachat de marque ni redevance proportionnelle. Comparatif honnête : coûts, engagement, résultats Aucun de ces modèles n'est mauvais en soi. Chacun achète une chose différente : du temps, des contacts, une marque ou un collectif. | Modèle | Coût d'entrée | Coût récurrent | Engagement | Ce que vous achetez réellement | |---|---|---|---|---| | Bouche-à-oreille | Aucun | Du temps (relations, avis, suivi client) | Aucun | Une réputation locale, lente à bâtir, fragile | | Achat de leads | Faible | 15 à 200 € par contact selon secteur et qualification (Sunleads, 2026), budget permanent | Faible, souvent mensuel | Des coordonnées, exclusives ou revendues, sans garantie de signature | | Franchise | Apport de 25 000 à 40 000 € pour la majorité des enseignes ; 75 000 à 130 000 € d'investissement global (Franchise Magazine) | Redevances sur le chiffre d'affaires | Contrat pluriannuel, zone imposée | Une marque nationale et un modèle clé en main | | Réseau d'artisans | Cotisation d'adhésion, sans rachat de marque | Cotisation périodique, fixe et connue | Souple | Une visibilité mutualisée, un label, des recommandations qualifiées | Trois lectures s'imposent. Un : le coût réel d'un lead ne se juge pas au prix du contact, mais au coût du chantier signé — chaque contact payé non transformé est une charge sèche. Deux : la franchise est un investissement patrimonial, pertinent pour changer de dimension, disproportionné pour simplement sécuriser un carnet de commandes. Trois : le réseau est le seul modèle au coût fixe et connu d'avance — un critère qui pèse quand un quart des entreprises artisanales expriment des besoins de financement (CAPEB, T1 2026). C'est la logique des formules d'adhésion Compagnons Pro® : un montant maîtrisé, pas un pourcentage sur votre travail. À qui s'adresse chaque modèle ? Le bouche-à-oreille seul convient à l'entreprise installée de longue date, en zone dense, au carnet déjà plein. Une situation devenue rare en 2026 : même les entreprises bien établies voient leurs délais de visibilité se raccourcir. L'achat de leads peut dépanner : tester un nouveau marché, lisser un creux ponctuel d'activité. À condition de plafonner le budget, de suivre le coût par chantier signé — pas par contact — et de ne jamais en faire un canal unique. Une entreprise dont tout le flux d'affaires dépend d'une plateforme extérieure ne maîtrise plus son développement. La franchise s'adresse à un profil d'entrepreneur-investisseur : capital disponible, volonté de créer ou transformer une structure, acceptation de travailler sous la marque et les règles du franchiseur. C'est un projet de création d'entreprise plus qu'une solution d'acquisition de chantiers. Le réseau d'artisans s'adresse au professionnel qualifié qui veut des chantiers réguliers et une crédibilité renforcée, sans immobiliser de capital ni renoncer à son indépendance. Face à la question « réseau ou franchise bâtiment », le critère décisif tient en une phrase : voulez-vous développer votre marque, ou celle d'un autre ? Reste alors à savoir quel réseau d'artisans choisir — car tous ne se valent pas. Un annuaire ouvert à quiconque paie n'apporte ni confiance au client, ni chantiers à l'artisan. La différence se joue sur la sélection à l'entrée et sur ce que le réseau apporte réellement chaque mois. Ce qu'un réseau labellisé change concrètement C'est ici que se joue l'alternative à l'achat de leads pour un artisan : remplacer des contacts payés à l'unité par un système durable de confiance et de recommandation. Une sélection réelle à l'entrée. Un réseau sérieux vérifie avant d'accepter : assurances à jour (décennale en tête), références de chantiers, santé de l'entreprise. Cette sélection protège les clients — et la réputation de chaque membre. Un label contrôlé, pas une promesse auto-déclarée. Le label Excellence du Bâtiment, porté par Les Compagnons Associés, matérialise cet engagement : un parcours de labellisation structuré, des engagements de qualité formalisés et suivis dans le temps. Pour un particulier qui compare deux devis, ce signal change la perception : il ne choisit plus sur le seul prix, mais sur la confiance. Le détail des étapes est présenté sur la page du parcours de labellisation. Une visibilité mutualisée. Présence en ligne travaillée, mise en avant des réalisations, référencement local : ce qu'un artisan seul n'a ni le temps ni le budget d'entretenir, le réseau le porte pour l'ensemble de ses membres. Des recommandations qualifiées. Un réseau vivant génère des demandes mieux contextualisées que des coordonnées revendues : recommandations entre corps de métier sur un même chantier, et projets issus de l'écosystème — dont PlaceNow®, la plateforme immobilière des Compagnons Associés (« Tous vos projets immobiliers, de l'achat aux travaux »). Un achat immobilier déclenche presque toujours des travaux : ces projets arrivent avec un bien identifié et une intention réelle, pas comme un simple formulaire revendu. Compagnons Pro® décline cette logique en trois formules d'adhésion — Membre, Labellisé, Premium — selon le niveau de visibilité et d'accompagnement recherché. Les sept questions à poser avant de signer Quel que soit le modèle envisagé, exigez des réponses écrites à ces sept questions : 1. Que payez-vous exactement — un contact, un service continu, ou l'usage d'une marque ? 2. Le coût est-il fixe ou proportionnel à votre chiffre d'affaires ? 3. Les contacts transmis sont-ils exclusifs ou revendus à plusieurs entreprises ? 4. Quelle est la durée d'engagement, et à quelles conditions peut-on sortir ? 5. Le réseau sélectionne-t-il réellement ses membres (assurances, références vérifiées), ou accepte-t-il quiconque paie ? 6. Gardez-vous votre nom, vos prix et la liberté de refuser un chantier ? 7. Pouvez-vous échanger avec des membres actuels avant de vous engager ? Un interlocuteur sérieux répond point par point, par écrit. C'est le test le plus simple pour écarter les offres opaques — qu'il s'agisse d'une plateforme de leads, d'une enseigne ou d'un groupement. Chez Compagnons Pro®, ces réponses figurent noir sur blanc : les formules d'adhésion Membre, Labellisé et Premium détaillent ce qui est inclus et à quel coût, et le parcours de labellisation Excellence du Bâtiment décrit les engagements attendus et leur suivi. Comparez, chiffres en main : c'est exactement ce qu'un professionnel du bâtiment ferait pour un devis. Questions fréquentes Quel est le prix d'un lead travaux en 2026 ?Selon la grille publiée par Sunleads (2026), un lead qualifié se situe entre 15 € et 200 € selon le secteur, le niveau de qualification et l'exclusivité : environ 40 à 80 € pour un contact chaud en isolation, jusqu'à 80 à 180 € en rénovation globale. Le vrai indicateur reste le coût par chantier signé, pas le prix du contact. Combien coûte une franchise dans le bâtiment ?Selon Franchise Magazine, la majorité des enseignes du bâtiment demandent un apport personnel de 25 000 à 40 000 €, pour un investissement global de 75 000 à 130 000 €, redevances sur le chiffre d'affaires non comprises. Des concepts légers existent à partir de 5 000 € d'apport, mais l'engagement reste contractuel et pluriannuel. Quels sont les avantages et inconvénients d'un groupement d'artisans ?Avantages : coût fixe et connu d'avance, indépendance préservée, visibilité mutualisée, recommandations entre membres et crédibilité d'un label quand le réseau en porte un. Inconvénients : les résultats dépendent de la sélectivité du réseau et de votre implication — un annuaire ouvert à tous n'apporte ni confiance ni chantiers. Vérifiez toujours les critères d'entrée avant d'adhérer. Comment trouver des chantiers sans plateforme de leads ?En combinant trois leviers : une réputation locale entretenue (avis clients, réalisations documentées), une présence en ligne propre (fiche d'établissement, site à jour) et un réseau labellisé qui apporte des recommandations qualifiées — y compris issues de projets immobiliers, un achat de bien déclenchant presque toujours des travaux. Réseau d'artisans ou franchise : quelle différence ?La franchise vend une marque et un modèle clé en main, contre apport, redevances et engagement pluriannuel : vous développez l'enseigne du franchiseur. Le réseau d'artisans mutualise visibilité et recommandations contre une cotisation fixe : vous restez votre propre marque. Le choix dépend du capital disponible et de l'importance que vous accordez à votre indépendance.

Lire le guide
Comment vérifier qu'un artisan est fiable : les 8 contrôles avant de signer – guide travaux Compagnons Pro®

21 Jul 2026

Comment vérifier qu'un artisan est fiable : les 8 contrôles avant de signer

Trouver un artisan fiable ne relève ni de la chance ni du bouche-à-oreille. En 2026, l'essentiel des vérifications utiles se fait en ligne, gratuitement, en moins de trente minutes. Existence légale, assurance décennale, qualifications, contenu du devis : chaque point se contrôle sur une source officielle. Ce guide détaille les huit contrôles à mener avant de signer, les outils publics à utiliser et les mentions qui doivent obligatoirement figurer sur vos documents. L'objectif n'est pas de se méfier de tout le monde. Il est de signer en connaissance de cause. Pourquoi ces vérifications ne sont pas optionnelles Les travaux concentrent une part importante des litiges de consommation. Dans son rapport d'activité 2025, publié le 10 juin 2026, la DGCCRF indique avoir reçu plus de 460 000 signalements sur la plateforme SignalConso en 2025, soit une hausse de plus de 60 % par rapport à 2023, pour près de 58 000 établissements et sites internet contrôlés. Sur le seul champ de la rénovation énergétique, le communiqué commun de la DGCCRF et de l'Anah du 18 septembre 2024 fait état de près de 800 opérateurs contrôlés en 2023, dont plus de la moitié présentaient des anomalies de gravité variable, avec des suites répressives pour environ un quart des établissements visités. Ces chiffres ne disent pas que le secteur est malhonnête. Ils disent qu'un particulier qui ne vérifie rien s'expose à deux risques précis : l'entreprise disparaît en cours de chantier, avec l'acompte ; l'entreprise existe, mais n'est pas assurée pour l'activité qu'elle réalise chez vous, et vous n'avez aucun recours utile en cas de désordre grave. Les huit contrôles qui suivent couvrent ces deux risques. Aucun ne coûte d'argent. Aucun ne demande de compétence juridique. Contrôle 1 — L'existence légale de l'entreprise Où chercher L'Annuaire des Entreprises (annuaire-entreprises.data.gouv.fr) est le service public qui donne accès aux informations légales publiques des entreprises françaises. Il a remplacé l'ancien site sirene.fr. Les données proviennent notamment de la base Sirene de l'Insee et du Registre national des entreprises, et sont mises à jour quotidiennement. Ce que vous contrôlez Saisissez le nom de l'entreprise, son SIREN (9 chiffres) ou son SIRET (14 chiffres), tel qu'il figure sur le devis. Vérifiez ensuite : que la dénomination et l'adresse correspondent exactement au devis ; que l'établissement est indiqué en activité, et non cessé ; la date de création : une société créée il y a trois semaines n'est pas disqualifiante, mais elle appelle plus de prudence sur le montant de l'acompte ; le code d'activité (APE/NAF), qui doit correspondre au métier annoncé ; les annonces BODACC rattachées à l'entreprise, qui signalent notamment les procédures collectives : sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire. Un SIRET absent du devis, inactif, ou qui renvoie à une autre société que celle inscrite sur le document, justifie un arrêt immédiat. Une procédure de liquidation en cours rend le versement d'un acompte particulièrement risqué : vous deviendriez un créancier parmi d'autres. Contrôle 2 — L'assurance décennale et son attestation Depuis la loi n° 78-12 du 4 janvier 1978, dite loi Spinetta, tout constructeur intervenant sur un ouvrage doit souscrire une assurance de responsabilité décennale (article L241-1 du code des assurances). La garantie court dix ans à compter de la réception des travaux et couvre les dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination (article 1792 du code civil). Le défaut d'assurance est puni de six mois d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende. L'attestation doit vous être remise spontanément L'article L243-2 du code des assurances impose au professionnel de joindre son attestation d'assurance à ses devis et à ses factures. Vous n'avez donc pas à la réclamer : son absence est déjà un signal. Les quatre points à contrôler L'attestation suit un modèle fixé par l'arrêté du 5 janvier 2016, qui impose des mentions minimales. Vérifiez : la période de validité, qui doit couvrir la date d'ouverture de votre chantier ; le nom et le SIRET de l'assuré, identiques à ceux du devis ; les activités déclarées : une attestation valable pour la plomberie ne couvre pas une réfection de toiture ; la zone géographique de couverture du contrat. En cas de doute, appelez l'assureur dont les coordonnées figurent sur l'attestation et demandez confirmation que le contrat est en cours. Conservez ce document : il vous servira si un désordre apparaît des années plus tard. Contrôle 3 — La qualification professionnelle du métier exercé Les activités de construction, d'entretien et de réparation des bâtiments ne peuvent être exercées que par une personne professionnellement qualifiée, ou sous son contrôle effectif et permanent. Cette exigence est posée par l'article 16 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996 et précisée par le décret n° 98-246 du 2 avril 1998. La qualification s'établit par un diplôme ou un titre de niveau CAP au minimum, ou par trois années d'expérience professionnelle dans le métier. Depuis le 1er janvier 2023, les entreprises artisanales sont immatriculées au Registre national des entreprises, tenu par l'INPI, qui a remplacé l'ancien répertoire des métiers. Comment le vérifier en pratique Contrôlez que l'activité déclarée dans l'Annuaire des Entreprises correspond au métier pour lequel vous consultez. Demandez au professionnel sur quel fondement il exerce : diplôme, titre ou expérience. Un artisan de confiance répond sans difficulté. Si l'entreprise annonce couvrir tous les corps d'état, demandez le nom de ses sous-traitants et leurs attestations d'assurance. Un sous-traitant non assuré vous laisse sans recours sur son lot. Pour un chantier d'au moins 5 000 € HT, vous pouvez également demander l'attestation de vigilance URSSAF, qui atteste que l'entreprise est à jour de ses déclarations sociales (articles L8222-1 et R8222-1 du code du travail, allégés pour un particulier contractant pour ses besoins personnels). Contrôle 4 — Les qualifications RGE si vous visez des aides La qualification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) n'est pas nécessaire pour réaliser des travaux. Elle le devient dès que vous sollicitez la plupart des aides publiques à la rénovation énergétique, dont MaPrimeRénov'. L'annuaire officiel Le seul annuaire de référence est celui de France Rénov', le service public de la rénovation de l'habitat, sur france-renov.gouv.fr. Aucun logo affiché sur un site commercial, une plaquette ou un devis ne remplace cette vérification. Le point que presque personne ne contrôle La qualification RGE est délivrée par domaine de travaux. Une entreprise peut être qualifiée pour l'isolation des combles et ne pas l'être pour une pompe à chaleur. Vérifiez donc que la qualification affichée correspond précisément aux travaux inscrits sur votre devis, et qu'elle est toujours en cours de validité. Un dossier d'aide déposé avec une qualification inadaptée est refusé, et la facture reste due. Depuis la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025, les sites internet proposant des travaux de rénovation énergétique doivent renvoyer vers France Rénov', et les entreprises doivent indiquer clairement si elles détiennent ou non la qualification RGE. Enfin, un conseiller France Rénov' répond gratuitement au 0 808 800 700. Ce service est neutre et indépendant : il ne vous vendra jamais de travaux et peut relire votre projet avant signature. Contrôle 5 — Le devis : obligatoire, détaillé, daté Un devis écrit est obligatoire Pour les prestations de dépannage, de réparation et d'entretien dans le bâtiment et l'équipement de la maison, l'arrêté du 24 janvier 2017, en vigueur depuis le 1er avril 2017, impose la remise d'un devis détaillé avant toute signature, sans seuil de montant. L'ancien seuil de 150 € TTC issu de l'arrêté du 2 mars 1990 a été supprimé, de même que la dispense qui existait en situation d'urgence. Les mentions à retrouver date de rédaction et durée de validité de l'offre ; nom, adresse et coordonnées de l'entreprise ; nom du client et lieu d'exécution ; décompte détaillé, en quantité et en prix unitaire, de chaque prestation et de chaque produit ; taux horaire de main-d'œuvre et temps estimé, ou prix forfaitaire annoncé comme tel ; frais de déplacement éventuels ; somme globale hors taxes et toutes taxes comprises, avec le taux de TVA appliqué ; caractère gratuit ou payant du devis ; mention de l'assurance professionnelle, coordonnées de l'assureur et couverture géographique du contrat (article L243-2 du code des assurances). Le vrai signal Un devis d'une ligne, du type « rénovation salle de bains : 9 500 € », n'est pas conforme. Il rend surtout impossible toute comparaison entre entreprises et toute contestation ultérieure. Exigez le détail poste par poste, avec les marques et références des matériaux. Contrôle 6 — L'acompte et les conditions de paiement Aucun texte ne fixe de montant maximum pour un acompte de travaux : c'est le contrat qui le détermine. Deux règles méritent pourtant votre attention. Arrhes ou acompte : ce n'est pas la même chose Sauf stipulation contraire, les sommes versées d'avance dans un contrat entre un professionnel et un consommateur sont des arrhes (article L214-1 du code de la consommation). Les arrhes permettent à chacune des parties de renoncer : vous perdez la somme versée, le professionnel doit en restituer le double. Un acompte, lui, engage fermement les deux parties. Le mot employé sur le devis change donc vos droits : lisez-le. Après un démarchage, rien avant sept jours Si le contrat a été conclu hors établissement — à votre domicile, sur un salon, à la suite d'une visite — le professionnel ne peut recevoir aucun paiement ni aucune contrepartie avant l'expiration d'un délai de sept jours à compter de la conclusion du contrat (article L221-10 du code de la consommation). Cela vaut aussi pour un chèque postdaté ou une autorisation de prélèvement. Des exceptions existent, notamment pour les travaux d'entretien ou de réparation urgents que vous avez expressément sollicités. Bonnes pratiques Échelonnez les paiements sur des étapes vérifiables du chantier. Gardez une part significative du prix pour le solde, versée après réception. Payez l'entreprise, jamais une personne physique sur un compte privé. Refusez tout règlement en espèces sans facture. Contrôle 7 — Les références et la visite technique Les documents administratifs prouvent qu'une entreprise existe et qu'elle est assurée. Ils ne disent rien de la qualité de son travail. Trois vérifications complètent le dossier. La visite technique Un devis sérieux, pour des travaux non standardisés, suppose une visite sur place. Le professionnel prend des mesures, examine l'existant, vous interroge sur vos usages et vos contraintes. Un chiffrage obtenu par téléphone ou à partir de photos, sur un chantier structurel, est un ordre de grandeur : il sera révisé. Les références Demandez deux ou trois chantiers comparables réalisés dans les douze derniers mois, si possible à proximité. Un professionnel qualifié les fournit sans réticence. Contactez les clients : le sujet n'est pas seulement le résultat final, mais le respect des délais, la tenue du chantier et la réaction en cas de problème. Les avis en ligne Lisez les avis négatifs plutôt que la note moyenne. Ce qui compte : la nature des reproches, leur récurrence dans le temps, et la manière dont l'entreprise y répond. Une série d'avis très courts et très élogieux publiés à quelques jours d'intervalle mérite un examen attentif. Demandez enfin qui sera réellement présent sur le chantier et qui en assure la coordination au quotidien. Sur un projet à plusieurs corps d'état, cette seule question évite la majorité des conflits. Contrôle 8 — Le contexte dans lequel on vous demande de signer Le dernier contrôle ne porte pas sur l'entreprise, mais sur les conditions de la signature. Le démarchage en rénovation énergétique est interdit Depuis le 1er juillet 2025, la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 interdit le démarchage téléphonique et électronique portant sur l'offre de prestations, la vente d'équipements ou la réalisation de travaux dans deux secteurs : la rénovation énergétique, et l'adaptation des logements au handicap et au vieillissement. À compter du 11 août 2026, l'interdiction se généralise : toute prospection téléphonique supposera un consentement préalable, libre, spécifique, éclairé, univoque et révocable, dont la preuve incombera au professionnel. Un appel non sollicité qui vous propose une isolation ou une pompe à chaleur est donc illégal. Cela suffit pour mettre fin à la conversation. Votre droit de rétractation Pour un contrat conclu hors établissement, vous disposez de quatorze jours pour vous rétracter, sans motif ni pénalité (articles L221-18 et suivants du code de la consommation). Le formulaire type de rétractation doit être joint au contrat. Les signaux à ne pas négliger une offre valable « aujourd'hui seulement » ; une aide publique présentée comme acquise avant tout dépôt de dossier ; un interlocuteur qui se présente comme envoyé par l'État, l'Anah ou France Rénov' ; une demande de numéro fiscal, d'IBAN ou de mandat SEPA au téléphone. Aucun de ces éléments n'est le fait d'une entreprise sérieuse. Ce que le label Excellence du Bâtiment vérifie à votre place Ces huit contrôles demandent du temps, et une partie d'entre eux suppose de savoir quoi regarder sur une attestation d'assurance ou dans un annuaire officiel. C'est précisément le travail réalisé en amont par le label Excellence du Bâtiment pour les professionnels du réseau Compagnons Pro. Avant l'entrée d'une entreprise dans le réseau, sont vérifiés : son existence légale et son immatriculation, ainsi que l'absence de procédure collective en cours ; son assurance de responsabilité décennale : validité, périmètre des activités couvertes, correspondance avec les métiers réellement exercés ; sa qualification professionnelle et, le cas échéant, ses qualifications spécifiques comme le RGE ; des références de chantiers réalisés et les retours de ses clients ; son engagement à remettre un devis détaillé et conforme aux mentions réglementaires. Ces vérifications sont réexaminées dans la durée. Une attestation d'assurance expire, une entreprise change de périmètre d'activité : un label n'a de valeur que s'il est tenu à jour. Le particulier qui passe par un professionnel labellisé n'a donc plus à mener seul l'enquête administrative. Il lui reste à faire ce que personne ne peut faire à sa place : exprimer clairement son besoin, comparer les propositions reçues, et lire son devis ligne à ligne. Questions fréquentes Comment savoir si un artisan est fiable ?Croisez trois sources. L'Annuaire des Entreprises confirme que la société existe, qu'elle est en activité et qu'aucune procédure collective n'est en cours. L'attestation d'assurance décennale, jointe au devis, confirme qu'elle est couverte pour l'activité concernée. Le devis détaillé confirme qu'elle a réellement étudié votre chantier. Complétez par deux références de clients récents. Comment vérifier le SIRET d'un artisan gratuitement ?Rendez-vous sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr, le service public qui a succédé à sirene.fr. Saisissez le SIRET à 14 chiffres figurant sur le devis. Vérifiez que la dénomination, l'adresse et le code d'activité correspondent, que l'établissement est en activité, et consultez les annonces BODACC rattachées à l'entreprise. Les données sont mises à jour quotidiennement. Attestation décennale : comment la vérifier ?L'attestation doit être jointe au devis et à la facture (article L243-2 du code des assurances) et suit un modèle fixé par l'arrêté du 5 janvier 2016. Contrôlez la période de validité, le nom et le SIRET de l'assuré, les activités déclarées et la zone géographique couverte. En cas de doute, appelez l'assureur dont les coordonnées figurent sur le document. Un devis est-il obligatoire pour des travaux ?Oui pour toute prestation de dépannage, de réparation ou d'entretien dans le bâtiment et l'équipement de la maison. L'arrêté du 24 janvier 2017, applicable depuis le 1er avril 2017, impose un devis écrit et détaillé avant signature, sans seuil de montant : l'ancien seuil de 150 € TTC a été supprimé, tout comme la dispense en cas d'urgence. Artisan sans assurance : que risque-t-on ?Vous perdez toute couverture pendant dix ans en cas de dommage compromettant la solidité de l'ouvrage ou le rendant impropre à sa destination. La réparation reste à votre charge si l'entreprise est insolvable ou a disparu. Le professionnel, lui, encourt six mois d'emprisonnement et 75 000 € d'amende au titre du code des assurances. Faites vérifier le professionnel avant de signerCompagnons Pro sélectionne des professionnels du bâtiment dont l'existence légale, l'assurance décennale et les qualifications sont contrôlées avant leur entrée dans le réseau, puis réexaminées dans la durée. Vous décrivez votre projet, nous vous mettons en relation avec un professionnel labellisé, près de chez vous. Trouver un professionnel labellisé — Décrire mon projet

Lire le guide
Arnaques aux travaux : les reconnaître, les éviter, et que faire si c'est arrivé – guide travaux Compagnons Pro®

21 Jul 2026

Arnaques aux travaux : les reconnaître, les éviter, et que faire si c'est arrivé

Arnaque artisan : que faire quand l'acompte est parti et que le chantier ne démarre pas ? La réponse dépend d'abord de votre rapidité. Les premiers jours déterminent ce que vous pourrez récupérer, et les preuves que vous pourrez produire. Ce guide décrit les fraudes les plus courantes dans les travaux, les signaux qui permettent de les repérer avant de signer, et la chaîne complète des recours réels : rétractation, mise en demeure, SignalConso, médiation, tribunal, plainte pénale. Les arnaques aux travaux les plus courantes Les fraudes du secteur ne sont pas infinies. Elles se ramènent à quelques schémas, largement documentés par les autorités. L'entreprise éphémère Une société est créée, capte des acomptes ou des aides publiques, puis disparaît avant tout contrôle. C'est l'un des schémas décrits par la DGCCRF et l'Anah dans leur communiqué commun du 18 septembre 2024 sur la fraude à la rénovation énergétique. Le faux conseiller Un interlocuteur se présente comme mandaté par l'État, l'Anah ou France Rénov'. France Rénov' est formel : un conseiller ne vous appellera jamais sans que vous l'ayez demandé. L'aide publique surévaluée ou fictive Le montant de l'aide est annoncé comme acquis avant tout dépôt de dossier, parfois pour justifier un reste à charge présenté comme nul. Le dossier est ensuite refusé, et la facture reste due. Le devis flou et les suppléments Un devis d'une ligne, un prix bas à la signature, puis des travaux supplémentaires facturés en cours de chantier, hors de tout avenant écrit. Le chantier abandonné L'acompte est encaissé, quelques journées de travail sont réalisées, puis l'entreprise cesse de répondre. L'usurpation d'identité Numéro fiscal, IBAN ou mandat SEPA obtenus au téléphone, puis utilisés pour déposer des demandes d'aides en votre nom. Les signaux d'alerte avant de signer Aucun de ces signaux ne prouve à lui seul une fraude. Deux ou trois réunis suffisent à refuser. Vous n'avez pas cherché ce professionnel. Appel, porte-à-porte, message non sollicité : l'initiative vient de lui. On vous presse. Offre valable le jour même, remise conditionnée à une signature immédiate, insistance pour signer sans votre conjoint. Le prix est anormalement bas. Un « reste à charge zéro » systématique n'existe pas. Aucune attestation d'assurance n'est jointe au devis, alors que l'article L243-2 du code des assurances l'impose. Le devis est imprécis : pas de décompte détaillé, pas de marques ni de références de matériaux, pas de durée de validité. On vous demande de payer tout de suite, en espèces, ou sur un compte au nom d'une personne physique. On vous demande des données sensibles : numéro fiscal, RIB, mandat SEPA, identifiants d'un compte d'aides. L'entreprise refuse de laisser le devis pour réflexion, ou repart avec l'exemplaire signé sans vous en remettre un. Le SIRET est absent du devis, ou renvoie à une autre société dans l'Annuaire des Entreprises. En cas de doute sur un projet de rénovation énergétique, un conseiller France Rénov' répond gratuitement au 0 808 800 700, sans rien vous vendre. Démarchage : ce que la loi interdit désormais Rénovation énergétique : interdiction depuis juillet 2025 La loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 contre toutes les fraudes aux aides publiques interdit, depuis le 1er juillet 2025, le démarchage téléphonique et électronique portant sur l'offre de prestations de services, la vente d'équipements ou la réalisation de travaux dans deux secteurs : la rénovation énergétique, et l'adaptation des logements au handicap et au vieillissement. Généralisation au 11 août 2026 À compter du 11 août 2026, toute prospection commerciale par téléphone suppose un consentement préalable du consommateur. Ce consentement doit être libre, spécifique, éclairé, univoque et révocable. En cas de litige, c'est au professionnel de prouver qu'il l'a recueilli. Le démarchage reste possible dans le cadre de l'exécution d'un contrat en cours. Ce que cela change pour vous Un appel non sollicité proposant une isolation, une pompe à chaleur ou des panneaux photovoltaïques est illégal. Vous n'avez rien à justifier : mettez fin à l'échange, puis signalez. La visite à domicile reste autorisée, mais encadrée Le démarchage physique n'est pas interdit. Il relève du régime des contrats conclus hors établissement, qui ouvre un droit de rétractation de quatorze jours et interdit tout encaissement pendant sept jours. Vos droits immédiats : rétractation et paiement Quatorze jours pour changer d'avis Tout contrat conclu hors établissement — à votre domicile, sur un salon, dans une foire, à la suite d'une visite — ouvre un droit de rétractation de quatorze jours, sans motif ni pénalité (articles L221-18 et suivants du code de la consommation). Le délai court à compter de la conclusion du contrat pour une prestation de services, ou de la réception du bien pour une vente. Le formulaire type de rétractation doit être joint au contrat. Sept jours sans aucun paiement L'article L221-10 du code de la consommation interdit au professionnel de recevoir un paiement ou une contrepartie quelconque avant l'expiration d'un délai de sept jours à compter de la conclusion du contrat hors établissement. La règle vaut aussi pour un chèque postdaté ou une autorisation de prélèvement. Quelques exceptions existent, notamment pour les travaux d'entretien ou de réparation urgents que vous avez expressément sollicités. Le remboursement En cas de rétractation, le professionnel doit vous rembourser l'intégralité des sommes versées dans un délai de quatorze jours à compter du jour où il est informé de votre décision (article L221-24 du code de la consommation). Envoyez toujours votre rétractation par lettre recommandée avec avis de réception, et conservez la preuve d'envoi. Que faire dans les 7 jours Les premiers jours sont décisifs. Voici l'ordre des opérations. Jour 1 — Constituer le dossier Rassemblez le devis signé, le bon de commande, les relevés bancaires prouvant les versements, les SMS et e-mails, les photos du chantier datées. Écrivez la chronologie des faits. Sans dossier, aucun recours n'aboutit. Jour 1 — Vérifier si vous êtes encore dans les délais Si le contrat a été conclu hors établissement il y a moins de quatorze jours, exercez immédiatement votre droit de rétractation, par lettre recommandée avec avis de réception. C'est le recours le plus simple et le plus efficace. Jour 2 — Vérifier l'entreprise Recherchez son SIRET sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr. Regardez si l'établissement est toujours en activité et si des annonces BODACC signalent une procédure collective. Une entreprise en liquidation appelle une démarche spécifique : la déclaration de créance auprès du mandataire judiciaire, dans les délais publiés. Jour 3 — Écrire une première fois Adressez une réclamation écrite au professionnel : factuelle, avec une demande précise et un délai. Conservez-en une copie. Ce document conditionne l'accès ultérieur à la médiation. Jour 4 — Signaler Déposez un signalement sur signal.conso.gouv.fr, la plateforme publique et gratuite de la DGCCRF. Il est transmis à l'entreprise, qui est invitée à vous répondre, et il est visible par les agents de la répression des fraudes. Jour 7 — Mettre en demeure Si rien n'a bougé, passez à l'étape suivante. La mise en demeure : trame et effets La mise en demeure est le point de bascule entre l'amiable et le contentieux. C'est aussi une condition préalable à plusieurs recours. La forme Lettre recommandée avec avis de réception. Un autre support durable est admis, mais l'avis de réception reste la meilleure preuve de la date. La trame L'identification complète des parties, la référence du devis ou du contrat et sa date. Le rappel de ce qui était convenu : prestations, prix, délais d'exécution. L'exposé factuel de ce qui n'a pas été fait : date d'interruption du chantier, travaux restants, désordres constatés. Des faits et des dates, pas d'appréciations. La demande précise : achever les travaux, reprendre les malfaçons, ou rembourser une somme identifiée. Le délai accordé pour s'exécuter, généralement de huit à quinze jours. La mention expresse qu'il s'agit d'une mise en demeure, et l'annonce des suites envisagées à défaut de réponse. La liste des pièces jointes. Ses effets Une fois la mise en demeure restée sans effet, l'article 1222 du code civil permet au client de faire exécuter l'obligation par un autre professionnel, aux frais de l'entreprise défaillante. Avant d'engager cette voie, faites établir un constat par un commissaire de justice : il documentera l'état réel du chantier. Selon les situations, il peut être préférable de demander au juge d'autoriser l'exécution par un tiers, ou de prononcer la résolution du contrat. Les recours quand le dialogue est rompu SignalConso, pour alerter l'administration signal.conso.gouv.fr permet de signaler retards excessifs, travaux non conformes, devis gonflé en cours de chantier ou absence de réponse. Le service est public et gratuit. Attention : un signalement n'est pas une plainte pénale et n'ouvre pas droit à indemnisation. Il alimente le ciblage des contrôles de la DGCCRF et incite l'entreprise à répondre. Le médiateur de la consommation Tout consommateur a le droit de recourir gratuitement à un médiateur de la consommation (article L612-1 du code de la consommation), et tout professionnel doit garantir cet accès et en communiquer les coordonnées. Le médiateur ne peut être saisi que si vous justifiez d'une réclamation écrite préalable, et dans un délai d'un an à compter de celle-ci. Le conciliateur de justice Sa saisine est gratuite. Pour les litiges dont l'enjeu n'excède pas 5 000 €, une tentative préalable de conciliation, de médiation ou de procédure participative est obligatoire avant de saisir le tribunal judiciaire, sous peine d'irrecevabilité (article 750-1 du code de procédure civile, rétabli par le décret n° 2023-357 du 11 mai 2023). Le tribunal judiciaire C'est la juridiction compétente pour un litige entre un particulier et un professionnel. Une expertise judiciaire peut y être demandée pour établir l'origine des désordres. La plainte pénale Si le professionnel a usé d'un faux nom, d'une fausse qualité ou de manœuvres frauduleuses pour obtenir vos fonds, les faits peuvent relever de l'escroquerie, punie de cinq ans d'emprisonnement et de 375 000 € d'amende (article 313-1 du code pénal). La plainte se dépose en commissariat, en gendarmerie ou auprès du procureur de la République. Menez cette démarche en parallèle des recours civils, et non à leur place. Travaux mal faits : mobiliser les garanties Si les travaux ont bien été réalisés, mais mal réalisés, le terrain n'est plus celui de l'arnaque : c'est celui des garanties légales. Toutes courent à compter de la réception des travaux. Garantie de parfait achèvement : un an. Elle couvre les désordres signalés dans le procès-verbal de réception ou notifiés par écrit pendant l'année qui suit. L'entreprise doit les reprendre, qu'ils soient esthétiques ou fonctionnels. Garantie de bon fonctionnement : deux ans. Elle porte sur les éléments d'équipement dissociables de l'ouvrage, comme un ballon d'eau chaude ou des volets. L'entreprise doit réparer ou remplacer. Garantie décennale : dix ans. Elle couvre les dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou de ses éléments d'équipement indissociables, ou qui le rendent impropre à sa destination (article 1792 du code civil). Le réflexe qui protège tout le reste La réception des travaux est l'acte qui déclenche ces trois garanties. Formalisez-la par un procès-verbal écrit, daté et signé, et inscrivez-y toutes vos réserves. Ne signez jamais un procès-verbal sans réserve pour un chantier que vous n'avez pas inspecté. En cas de désordre relevant de la décennale, l'attestation d'assurance que vous avez conservée devient votre document le plus utile : elle identifie l'assureur à mettre en cause, même si l'entreprise a cessé son activité. La meilleure prévention reste le choix du professionnel Tous les recours décrits ici ont un point commun : ils coûtent du temps, parfois de l'argent, et n'effacent jamais totalement le préjudice. La protection réellement efficace se joue avant la signature. C'est le rôle du label Excellence du Bâtiment. Avant qu'une entreprise rejoigne le réseau Compagnons Pro, sont vérifiés son existence légale et l'absence de procédure collective, la validité et le périmètre de son assurance de responsabilité décennale, ses qualifications professionnelles, ses références de chantiers, et son engagement à remettre un devis détaillé et conforme. Ces vérifications sont réexaminées dans la durée. S'y ajoute ce qu'aucun document administratif ne montre : un professionnel qui appartient à un réseau et qui tient à y rester n'a pas intérêt à abandonner un chantier. Sa réputation devient un actif à protéger, et vous disposez d'un interlocuteur supplémentaire en cas de désaccord. Aucun dispositif ne supprime le risque. Mais entre un artisan croisé au téléphone et un professionnel sélectionné dont les documents ont été contrôlés, l'écart est considérable. Questions fréquentes Arnaque à un artisan : que faire en premier ?Constituez le dossier : devis, preuves de paiement, échanges écrits, photos datées. Vérifiez ensuite si le contrat a été conclu hors établissement il y a moins de quatorze jours : dans ce cas, exercez immédiatement votre droit de rétractation par lettre recommandée. Sinon, adressez une réclamation écrite au professionnel, puis signalez la situation sur signal.conso.gouv.fr. Comment signaler une arnaque aux travaux ?Via signal.conso.gouv.fr, la plateforme publique et gratuite de la DGCCRF. Votre signalement est transmis à l'entreprise, qui est invitée à vous répondre, et il est consultable par les agents de la répression des fraudes. Ce n'est pas une plainte pénale : si vous estimez avoir été victime d'une escroquerie, déposez plainte en parallèle. Le démarchage téléphonique pour des travaux est-il interdit ?Oui dans la rénovation énergétique et l'adaptation des logements au handicap et au vieillissement, depuis le 1er juillet 2025, en application de la loi n° 2025-594 du 30 juin 2025. À compter du 11 août 2026, toute prospection téléphonique suppose un consentement préalable du consommateur, dont la preuve incombe au professionnel. Acompte versé, artisan disparu : peut-on le récupérer ?Oui, mais la démarche est graduée. Mise en demeure par lettre recommandée fixant un délai, puis tentative amiable obligatoire — conciliateur de justice ou médiateur — pour les litiges n'excédant pas 5 000 €, puis saisine du tribunal judiciaire. Si l'entreprise est en liquidation, déclarez votre créance auprès du mandataire judiciaire. Quels recours si les travaux sont mal faits ?Signalez les désordres par écrit. Dans l'année suivant la réception, la garantie de parfait achèvement oblige l'entreprise à les reprendre. Comptez deux ans pour les équipements dissociables, dix ans pour les dommages compromettant la solidité de l'ouvrage ou le rendant impropre à sa destination. À défaut d'accord, médiation puis tribunal judiciaire. Le meilleur recours, c'est de ne pas en avoir besoinCompagnons Pro sélectionne des professionnels du bâtiment dont l'existence légale, l'assurance décennale et les qualifications sont contrôlées avant leur entrée dans le réseau, puis réexaminées dans la durée. Décrivez votre projet : nous vous mettons en relation avec un professionnel labellisé près de chez vous. Trouver un professionnel labellisé — Décrire mon projet

Lire le guide
Pour les particuliers & entreprises

Vos travaux de bâtiment méritent
un professionnel de confiance

Sur Compagnons Pro®, chaque professionnel est adhérent à un réseau professionnel et a suivi un parcours de labellisation exigeant. Vous faites appel à des professionnels qui ont prouvé leur savoir-faire.

  • Professionnels sélectionnés et vérifiés

    Chaque professionnel est contrôlé avant d'apparaître sur la plateforme.

  • Devis gratuit et sans engagement

    Décrivez votre projet, recevez des propositions de professionnels qualifiés.

  • Avis clients vérifiés

    Lisez les retours d'expérience de vrais clients après chaque chantier.

Trouver un professionnel labellisé près de chez moi
Pour les professionnels & entreprises du bâtiment

Professionnels & entreprises de travaux :
rejoignez Compagnons Pro®

L'accès à la plateforme est réservé aux professionnels labellisés. Pour rejoindre le réseau, vous devez d'abord adhérer au réseau, puis suivre votre parcours de labellisation via l'académie.

1
Adhérer au réseau

Rejoignez compagnons-associes.fr — la communauté des professionnels engagés dans la qualité.

2
Suivre le parcours de labellisation

Complétez votre formation et votre dossier via academy.compagnonspro.fr.

3
Être mis en avant sur la plateforme

Une fois labellisé, votre profil est visible et vous recevez des demandes qualifiées de clients.

Fiers d'être Compagnons Pro®. Maîtres de notre art.

Services les plus appréciés

Des artisans labellisés Compagnons Pro® sélectionnés pour la qualité de leurs réalisations et la satisfaction de leurs clients.

No preferred service available.

Développez votre activité avec Compagnons Pro®

Compagnons Pro® vous accompagne dans le développement de votre activité : visibilité, labellisation et formation via l'académie du réseau.

Devenir artisan labellisé
img

Compagnons Pro® : le réseau de professionnels labellisés
pour tous vos travaux de bâtiment en France

Que vous cherchiez un couvreur pour une fuite de toiture, un maçon pour une extension ou un électricien pour une mise aux normes, Compagnons Pro® vous met en relation avec des professionnels du bâtiment sérieux, contrôlés et labellisés dans toute la France.

Rénovation maison & travaux intérieurs

Isolation thermique, ravalement de façade, réaménagement intérieur ou rénovation complète : nos professionnels qualifiés prennent en charge tous les travaux de rénovation pour particuliers et entreprises. Chaque professionnel est sélectionné pour la qualité de ses réalisations.

Travaux de couverture & toiture

Réfection de toiture, pose de tuiles, ardoises, zinguerie, velux ou étanchéité : nos professionnels couvreurs labellisés interviennent dans toute la France. Que ce soit en urgence pour une fuite ou pour un chantier planifié, trouvez un professionnel couvreur de confiance rapidement.

Demande de devis travaux gratuit

Déposez votre demande de devis travaux en quelques minutes : décrivez votre projet, précisez votre localisation et recevez des propositions de professionnels du bâtiment qualifiés de votre région. Service 100% gratuit, sans engagement, pour particuliers et professionnels.

Électricité & plomberie

Mise aux normes électriques, installation de tableau, dépannage plomberie, remplacement chauffe-eau : nos professionnels électriciens et plombiers labellisés interviennent chez vous avec rigueur et transparence.

Pourquoi choisir un professionnel labellisé ?

Un professionnel labellisé Compagnons Pro® a suivi un parcours de sélection rigoureux : vérification des qualifications, contrôle des assurances professionnelles et engagement qualité. Vous faites appel à un professionnel qui a prouvé son savoir-faire.

Professionnels partout en France

Notre réseau couvre l'ensemble du territoire français. Qu'il s'agisse de travaux en Île-de-France, en région PACA, en Bretagne ou en Nouvelle-Aquitaine, Compagnons Pro® vous met en relation avec des professionnels du bâtiment locaux, réactifs et disponibles.